Quelles alternatives au « laisser pleurer » bébé pour l’aider à s’endormir ?


Parentalité / 30 janvier 2019

Il est 9h45, ça fait 45 min au moins que je la berce. Je la garde contre moi, je lui parle, plus ou moins positivement, je lui explique ce qu’elle est censée faire; « Oui, bébé, tu es fatiguée, je suis là pour t’aider à t’endormir ». Mais l’heure tourne, j’en ai marre, je commence par pester, ronchonner. Et je m’évertue à vouloir la coucher. Au mieux, elle finira par s’endormir, pour 30 min montre en main, véridique. Plus besoin de montre, j’ai mon coucou suisse ! lol

Dans la pièce d’à côté, numéro 1 attend sagement (ou pas) que je prenne le temps de jouer avec elle. Sauf que, quand je viendrai la retrouver, j’aurai les nerfs en pelote, les mains crispées, le regard noir et l’humeur furibonde (oui, j’ai un caractère assez fort quand je m’y mets !). Elle n’aura qu’à hausser un peu la voix, vouloir déplacer d’un millimètre un jouet que j’aurai rangé l’instant d’avant (enfin… 45 min avant), vouloir me faire coller / décoller des autocollants sur la table, me demander 10 fois telle chose. Bref, des choses qu’en temps normal, je prendrais avec patience et bienveillance mais là, je partirais dans une colère en fustigeant tous les saints et en me demandant pourquoi diable mes tripes ont tellement réclamé ces bébés ?!

En fait, il ne me manque pas grand chose. Juste un peu de repos. Rien qu’un petit peu… Bon j’ai quand même 5 mois de sommeil en retard à récupérer en fait. J’aimerais quelques nuits sans interruption, juste entrecoupées par mes propres cauchemars (oui l’homme est ravi quand il croit que, ses filles en vacances chez les grands parents, il peut enfin dormir tout son saoul. Que nenni !! C’est la mère qui s’y met ! Sinon c’est pas drôle franchement). Et puis sinon je sors mon joker : les câlins du chat à 3h du mat’ gniark gniark !

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Pourtant, malgré notre immense fatigue, on maintient le cap. On continue de la bercer, on alterne quand l’un de nous est sur le point de craquer. Tout en nous documentant sur le net encore et toujours, à la recherche de THE solution qui nous évitera de nous conduire tout droit vers le burn out (enfin surtout moi, entre un bébé qui me prend toute mon énergie nuit et jour ainsi qu’une « grande » qui me pompe le peu d’énergie qui me reste. Sans compter mon espace vital qui diminue comme peau de chagrin et que j’ai parfois du mal à accepter…). 

Mais en fait, suis-je bête, on m’a donné la solution pour que tout cela cesse ! Pour que bébé s’endorme en 2 secondes et dorme toute la nuit sans se réveiller !

Vous la voulez cette solution ? C’est cadeau !

Comment nous avons enfin réussi à faire dormir notre bébé en toute bienveillance.
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Quand le pédiatre te fait douter et te donne ses bons conseils pour endormir bébé

Bella a 4 mois, moi j’ai des cernes de six pieds de long sous les yeux, je ne me reconnais plus tellement je suis fatiguée. J’ai le sentiment d’avoir pris 10 ans en 2 mois. Les gens sont assez sympa pour me dire « mais non ça va t’inquiète pas » les premiers mois. Puis au bout de 5 mois « c’est vrai que t’as mauvaise mine toi, tu dors pas assez » (sans dec’ ?) donc en général, je prends les devants et annonce la couleur « tout va bien, les filles s’entendent bien, Bella est adorable et j’ai une sale G****E ! »

Oui, parce qu’elle est adorable ma 2fille, sauf quand il s’agit de dormir ! Je suis démoralisée par les nuits tellement difficiles, par les siestes de 30 petites minutes alors que je passe plus de 45 min à la bercer en attendant qu’elle lâche prise, enfin. Sans compter les nuits aux multiples réveils, où nous parvenons à la rendormir grâce à sa sucette, ou en la berçant, voire en la faisant téter. Nous n’avons pas connu ça avec notre fille aînée et c’est dur, très dur. 

Photo by Laura Lee Moreau on Unsplash

Lors d’un bilan chez le pédiatre, je prends une claque. Je tombe de haut. Il veut nous aider à nous faire sortir de cette spirale infernale. Cela part d’une bonne intention. Mais son conseil me fait froid dans le dos. En effet, je l’entends me conseiller de la laisser pleurer. Mais pas quelques minutes, nooon. 45 min, 1h, voire 2h s’il le faut. Jusqu’à ce qu’elle s’arrête de pleurer d’elle même en fait, épuisée. Pendant ce temps là, moi, je peux me cacher dans une autre pièce, des boule quies sur les oreilles pour ne pas souffrir d’entendre mon bébé hurler à la mort. 

Je suis sidérée. Mais comment peut-on encore entendre ce genre de mauvais conseil à notre époque ? De la part d’un médecin ? 

Mais moi, je ne suis pas encore assez épuisée pour l’écouter. Je le lui dis d’ailleurs. Pour moi, impossible de laisser ma fille pleurer toute seule pendant des heures. Rien que quelques minutes, cela m’est déjà énormément difficile. Sauf quand j’ai les nerfs en pelote (j’en parle dans le prochain paragraphe).

Alors, après en avoir rediscuté quelques mois plus tard avec lui, il s’avère qu’il donne cette méthode aux parents au bout du rouleau. C’est rapide, en 2 ou 3 nuits maximum, c’est réglé ! Il l’a lui même pratiqué sur sa fille (hum). 

« C’est pour éviter d’en arriver à secouer bébé » me dit-il. Alors oui, effectivement, secouer un bébé énergiquement peut lui être fatal, ou en tout cas lui causer de très sérieuses lésions cérébrales. J’ai entendu un reportage sur le sujet et j’en avais eu froid dans le dos… Je suis d’accord avec lui sur le fait qu’il est important de prévenir ce genre de gestes. Cependant, j’aurais aimé que l’on en discute plus longuement et que l’on trouve une autre solution ensemble, plutôt que dégainer la méthode des 5-10-15 dans la minute qui a suivi le début de notre conversation sur nos problèmes de sommeil… 

Vous l’aurez compris je l’espère, cette solution cadeau, c’était de l’ironie. Parce qu’au final, ce qui manquait à notre Bella pour que ses problèmes de sommeil ne soient plus qu’un mauvais souvenir, c’était tout simple et tout bête !  

Un bébé ne pleure pas pour faire chier son monde / ses parents

Alors certes, il m’est arrivé et il m’arrive encore de laisser pleurer mes filles quelques minutes, le temps de souffler à côté, pour détricoter la pelote de nerfs que j’ai entortillé à force de vouloir endormir ce bébé/cette fille (oui c’est parfois difficile avec la grande aussi :/ ) à tout prix. C’est ça, sinon mes gestes ne répondrait plus de rien. Alors je pose bébé dans son lit, plus ou moins avec douceur et je quitte la pièce. Bon, en général c’est toujours trop dur car bébé continue de pleurer. Alors pour se calmer on repassera hein ! En général je tourne comme un lion en cage en essayant de me remémorer ce que j’avais bien pu leur faire à mes tripes le jour où… bref, vous connaissez l’histoire.

Non, contrairement à ce que j’entends régulièrement, un bébé ne pleure pas pour faire chier son monde. Il pleure parce qu’il a un besoin et ne sait pas comment l’exprimer autrement qu’en pleurant. Il a peut être froid, chaud, besoin d’être rassuré, peur, faim, soif, la couche sale, n’arrive pas à trouver le sommeil, ou encore n’a tout simplement pas sommeil !

On s’est posé beaucoup de questions avec Jimmy. Nous savions dès la naissance de notre Bella, qu’elle avait un fort besoin de réassurance. Alors que sa grande sœur a dormi les nuits dans son berceau dès le début, Bella, elle, ne dormait bien que sur l’un de nous deux. A la maternité, je me suis d’ailleurs fait gentiment remonter les bretelles par les sage-femme car il était dangereux de dormir avec bébé contre soi. Sauf que, 2bébé = je suis beaucoup plus confiante en mes capacités et je sais, par expérience, que je ne bouge pas d’un poil lorsque mon bébé dort contre ou sur moi. Pour preuve, mon corps tout ankylosé et endolori de ne pas avoir bougé pendant plusieurs heures.

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Ainsi, Bella a dormi sur nous de nombreuses fois les premiers mois. On tentait régulièrement de la remettre dans son berceau de cododo. Cela marchait parfois, on était content ! Et si elle pleurait, tant pis, on la gardait et on alternait. Comme dit Jimmy, il est vite arrivé le temps où nous ne pouvons plus porter nos enfants alors, qu’est-ce que quelques mois dans une vie ? Bon, quand on est épuisé, étudier tout ça avec objectivité est difficile, je le reconnais.

Que vérifier pour aider mon bébé à bien s’endormir et pour longtemps ?!

Sachez qu’il faut du temps pour comprendre et connaître son bébé. Ce n’est pas la première semaine que vous saurez tout sur lui. Il faut tester plusieurs choses, comme je l’avais énoncé plus haut, et c’est ce que vous pourrez lire sur plein de sites internet (ou que vous avez déjà lu, en mode désespéré)

  • voir si sa couche est sale (cela n’a jamais dérangé mon aînée mais pour Bella, les selles ça la réveille et elle n’arrive pas à se rendormir), 
  • s’il a froid ou chaud, 
  • s’il a besoin d’un câlin.

On aura bien galéré au sujet du sommeil pour notre deuxième princesse. Et à force de tester différentes choses, nous avons trouvé ce qui lui permet aujourd’hui de dormir plusieurs heures pendant la sieste (au lieu des 30 min top chrono). Quant à ses nuits, c’est juste le paradis sur terre : 12 à 13h de sommeil, parfois sans aucun réveil et au pire, elle pleure 1 à 4 fois par nuit (bon, elle a 10 mois maintenant alors elle arrive souvent à reprendre sa sucette toute seule, comme nous l’accrochons à sa gigoteuse). 

Dans la suite de cet article, je vous dis ce qui a marché pour nous. Peut être n’avez-vous pas encore tenté ces astuces. Vous êtes prêts à prendre des notes ? C’est parti !

Nos solutions qui ont sauvé nos nuits… et notre moral !

Mon pédiatre m’avait dit de coucher bébé à des horaires réguliers, pour que son cerveau soit habitué. Certes, mais ça ne marche pas tout de suite. Ce qui est efficace et que nous avons vérifié pour les deux filles, c’est de guetter les premiers signes de fatigue.

  • Attendre les premiers signes de fatigue

Alors ça, ça marchait bien avec numéro 1 car je me calais complètement sur son rythme et je n’avais qu’elle à admirer à longueur de journée (et la poussière et la popote, on est d’accord…). Avec bébé 2, ça se corse. « Ah, tu bailles alors que ta grande soeur est dans le réhausseur en train de manger son goûter/faire pipi sur le pot/faire de la peinture (si je détourne les yeux une seconde ça va être le carnage) ? Et bien désolée, mais tu vas devoir attendre quelques minutes alors. » Et là, le drame ! Car entretemps le marchand de sable est passé. Damn it ! « La lucarne était fine quand même, faudra songer à me laisser plus de marge la prochaine fois ! »

Mais heureusement, quand on la couche aux premiers signes de fatigue, c’est assez radical, dans les minutes qui suivent, elle dort. Hip hip hip ! Hourra !

Photo by Minnie Zhou on Unsplash
  • Lui donner à manger

A 7 mois, Bella n’avait qu’une tétée le soir. Un jour, Jimmy me dit « Mais peut être qu’elle a faim ! » Elle se réveillait 10 à 15 fois par nuit, on la rendormait à l’aide de sa sucette et vers les 3 / 4h, quasi systématiquement, je la faisait téter. Du jour où on lui a donné une compote et une soupe en plus de la tétée le soir, alleluïa !! Seulement quelques petits réveils ! Et depuis ce fameux jour, ses nuits (et les nôtres !) ont été grandement améliorées ! Vive Jimmy ! Vive super Papa ! Danse du ventre, champagne, croix blanche sur le calendrier… enfin vous avez compris le topo quoi !
Elle avait faim notre fille en fait, la pauvre. Notre aînée ayant un appétit de moineau, on s’étonne toujours de la quantité que la petite peut ingurgiter !  

  • La faire dormir sur le ventre

Rapidement, nous nous sommes rendu compte que Bella préférait dormir sur le ventre. En effet, une fois, alors qu’elle gigotait fortement dans son lit, je la vois par la caméra de vidéo surveillance (oui, nos filles sont fliquées !) se retourner sur le ventre et se rendormir. « Euh… What the fuck ?! » « Ma vision est trouble, je dois être trop fatiguée… c’est sûrement ça… »  J’ai continué quelques fois à la coucher sur le dos et c’était toujours plus ou moins concluant. Jusqu’au jour où j’ai décidé de la coucher directement sur le ventre. Alors que je n’étais pas complètement rassurée car elle me paraissait encore petite, vu qu’elle arrivait à se mettre sur le ventre d’elle-même, de toute façon je ne pouvais pas l’en empêcher. Et ce fût une bonne idée car elle dormait  mieux, plus longtemps. Youpi !

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  • Coucher bébé juste après un repas

Là encore, super papa entre en action ! Le ventre plein, le nombre de réveils pendant les siestes a nettement diminué. Et oui, je crois que notre fille est un ventre sur patte ! Vraiment tout le contraire de la grande donc. 

Aujourd’hui, nous pouvons dire que cette période très difficile est maintenant derrière nous. Je couche Bella en 10 secondes parfois, sans avoir à revenir dans sa chambre car, soit elle s’endort aussitôt, soit elle ralouille un coup avant de tomber dans les bras de Morphée. Et quand elle pleure un peu plus fort, j’attends de voir 30 secondes si elle se calme seule, sinon je retourne la voir pour la rassurer. Il m’arrive donc encore de la reprendre dans mes bras pour la bercer, lorsque je ressens que c’est ce dont elle a besoin. Et si elle ne parvient pas à s’endormir, même dans nos bras, nous la reprenons avec nous et on retente le coucher un peu plus tard et dans ces là : bingo ! Et le tout sans faire pleurer ni stresser qui que ce soit, ce qui nous rend fier de nous ! 

Il n’y a qu’avec ses grands-parents que c’est encore un peu dur. Si elle change d’environnement, que je ne suis pas là pour m’en occuper, elle a encore du mal à s’endormir sereinement. Prochaine étape donc !

J’espère que cet article vous aura été utile. Je vous invite à laisser en commentaire les astuces qui ont aidé votre enfant à bien dormir, pour aider les parents au bout du rouleau ! 

*les jolis petits petons en haut de l’article sont ceux de notre fille aînée et je vous recommande vivement la photographe, Christelle Naville si vous habitez en Suisse ou à la frontière franco-suisse. 

Edit du 18.03.2019 : Je rajoute un lien vers le site mon bebe ne fait pas mes nuits et je suis la pour lui que je viens de découvrir et qui est une mine d’informations sur le sujet du sommeil des enfants. J’aurais vraiment aimé le découvrir plusieurs mois plus tôt !

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